Monument aux morts pour la France

    

C’est en juillet 1919 que le conseil municipal décide, pour que la population se souvienne à jamais, des Héros de la Commune Morts pour la France, d’ériger une plaque de marbre sur laquelle seront inscrits les noms des héros de la Commune.

Le lieu d’implantation devant être désigné plus tard, vote la somme de 350 francs en vue de cette dépense.

En novembre 1919, le conseil municipal, vu que la somme de 350 francs est insuffisante pour l’érection d’un monument digne de nos chers disparus (la plaque de marbre n’est pas assez digne), reporte cette somme de 350 francs à valoir sur la somme réelle à voter ultérieurement.

En février 1920, le Maire expose que le moment est venu de voter une somme destinée à élever un monument « Aux morts pour la France » afin de demander une subvention de l’État. Le conseil vote une somme de 2500 francs à prendre sur le budget de 1921, et d’ouvrir une souscription publique afin de la compléter.

En février 1921, le conseil municipal décide d’aller à Périgueux pour recevoir les corps des « militaires morts pour la France »

Les funérailles seront municipales, les corps seront transportés à la Mairie où ils resteront jusqu’aux funérailles définitives.

Le conseil, sur proposition du Maire, attribue une concession perpétuelle de 2 m2 à chaque famille recevant un corps de militaire mort pour la France.

Le conseil municipal demande à monsieur le Maire de s’aboucher (négocier, se mettre d’accord) avec Mr Sébastien pour l’achat de la boutique de maréchalerie, de façon à ériger le monument à cette place.

En mai 1922, la souscription publique rapportant la somme de 1336 francs, le conseil décide de placer cette somme jusqu’au jour où le monument sera érigé.

En juillet 1924, il est temps de décider de l’emplacement du monument. Le conseil décide de placer le monument dans le jardin de l’école des garçons. Il sera donc prélevé une surface de 16 M2 dans l’angle entre le chemin départemental 79 et le chemin vicinal N°2.

En aout 1924, après avoir examiné les différents projets de monuments, il s’avère que le lieu choisi dans le jardin de l’école des garçons présente des inconvénients dus à la présence de l’arbre de la Liberté. Le conseil décide donc de placer le monument au fond du jardin de l’ancien presbytère attenant au terrain acquis par la commune à Mr Sébastien. Plusieurs projets de monuments reçus de Mr Honorat, sculpteur de Limoges, sont présentés :

  1. Une colonne commémorative
  2. Statue sur piédestal (poilu)
  3. statue sur piédestal avec fond de pierre.

Le conseil demande des précisions sur le 3ème projet, et s’il ne donne pas satisfaction, choisit le projet N°2.

En Octobre 1924, le conseil municipal donne son accord pour un marché de gré à gré avec Mr Honorat, sculpteur marbrier à Limoges, pour la somme de 9500 francs payable en deux fois, pour le monument aux morts. Le coût étant de 9500 francs, décide d’ajouter la différence, soit 500 francs, pris sur le budget 1924.

En avril 1925, le conseil décide de refaire le mur de séparation entre le monument aux morts et le jardin du presbytère. En mai 1925, le nouveau conseil municipal décide d’élever le Monument dans la cour de l’école des garçons, comme cela avait été prévu à l’origine. Deux conseillers s’y opposent pour maintenir l’emplacement actuel, approuvé par Mr le Préfet le 14.08.1924, vu que les travaux sont déjà commencés, ce qui fut approuvé par le conseil le mois suivant.

Il faudra attendre 1935, pour que le Monument aux Morts soit inauguré, le conseil municipal ayant voté une somme de 100 francs pour les festivités.

En décembre 1946, le conseil municipal décide d’établir une plaque commémorative pour les morts de la guerre 39-45 et de la Résistance, destinée à être apposée sur le monument aux morts de la guerre 14-18 où figureront ceux qui sont tombés depuis pour la même cause.

Astier Jean tué au Maroc

Belair Jean, Monpion Jean, Eymard André, Gaspard André et Mazaud Marcel morts au cours de la guerre 39-45

Rabier Abel et Robert Joseph morts au cours de la période de Résistance.

Suite à la démolition de la poste et afin de réaliser une place publique, le monument a été déplacé sur l’emplacement actuel en 1966, sans les palmes métalliques qui l’ornaient à l’origine. Les deux premières assises sont en granit du Limousin, le reste en roche dure de Bonnillet. La statue, haute de 1.75 mètre est en fonte de fer bronzée, œuvre du sculpteur Léon Leyritz.