Notre Village

La commune de saint Priest les Fougères se trouve dans le nord du Périgord vert en Dordogne, à la limite du Limousin. Située entre deux affluents de l’Isle, la Valouze à l’ouest et le Périgord à l’est. Le point culminant de la commune est de 411 mètres.

Le relief est fait de plaines et coteaux, le terrain est argileux et humide. Quelques étangs, la Barde, Ribeyreix, la Bastide, le Fraisse et des Brousses agrémentent la commune. Nombreux bois et taillis bordent les prairies consacrées à l’élevage de bovins (Limousine).

La population est actuellement de 400 habitants, mais en 1946 il y en avait 802, en 1906 il y avait 1076 habitants, en 1365 950 habitants. L’école a reçu en 1909 quelques 200 élèves.

Origine: Le nom du village est repéré au XIIème siècle par Sanctus-Prieth. On trouve ensuite Sancti Priori di Fugiero en 1365, Parochia Sancti Priorif en 1468, Sanctus Projectus de Facto joue de Freina en 1471, Saint Priech les Fougères en 1555, Saint Priez les Fougières en 1676, Saint Projet de Frévien en 1708 puis Saint Priest les Fougères depuis 1711, sauf pendant la période de la révolution pendant laquelle la commune s’appela Mont-Plaisant. La paroisse a pour titulaire Saint Projet, Evêque de Clermont au VIIème siècle, le qualificatif de Fougères provient du fait que la commune produisait une grande quantité de ces plantes.

A l’époque gallo-romaine le territoire de la commune était déjà occupé, comme le révèle la présence de 3 cumulus, dont un à la limite de la commune de Jumilhac, les 2 autres sur le bord du chemin, à 500 mètres au sud du village de Boucheron. De 1881 à 1890, Mrs Bourdery et Imbert effectuèrent des fouilles dans le tumulus du Boucheron qui se situe au nord de la concentration de Jumilhac. Il a révélé une incinération et plusieurs vases de poterie grossière. Imbert donne le dessin d’un seul d’entre eux: urne globulaire à col droit et bord déversé, sur un pied tronconique. (sans doute visible au musée de Rochechouart 87). D’autre part les restes d’une voie romaine reliant Thiviers à Chalus sont mentionnés dans 2 reconnaissances de vente en 1749. A la Grande Pouge par laquelle on va de Thiviers à Saint Priest. A La Lande appelé Crocoly où l’on rencontre le Grand Chemin qui va de Thiviers à Saint Priest. Sur le cadastre, ce chemin est appelé chemin Royal sur le territoire de St Pierre de Frugie.

La Paroisse dépendait des terres de Chalus et de Courbefy dont elle fut séparée par le roi de Navarre et vendue par lui même et sa sœur le 25 mars 1600 à Léon de Planeau, écuyer, sieur de Jumilhac. La paroisse est placée hors chatellerie dans le fouage de 1365. D’après un hommage-lige rendu le 11 février 1428 à Fontanier Flamène seigneur de Bruzac, par Olivier de Béron damoiseau pour son fief d’Oche. Le 5 juin 1556, Jeanne d’Albret vendit ses droits de seigneurerie à Charles de Peyrusse des Cars, évêque de Poitiers. En 1580 Antoine Chapelle est qualifié de Seigneur de Jumilhac, Courbefy et St Priest.

Au XVIIème siècle, cette seigneurerie parait être passée dans la famille Ribeyreix.

Dans les siècles passés, les habitants de St Priest, pour la plupart colons ou métayers en général assez pauvres vivaient du ramassage des chataîgnes, de quelques céréales. Le minerai de fer qui se trouvait dans le sol fut exploité par des forges de la Barde et de Moulin neuf. Les habitants étaient très ignorants et superstitieux, par exemple, on croit que les curés se réunissent pour faire tomber la grêle, que le mercredi et le vendredi sont des jours néfastes, que toutes les personnes qui se marient en novembre sont très malheureuses et doivent mourir peu de temps après leur mariage, ou bien que les années de Jubilé sont sinistres et calamiteuses.

Saint Priest les Fougères connut deux personnages célèbres, le troubadour Gausbert ou Jaubertz de Puissibot qui vécut au 13ème siècle dont les écrits sont conservés à la bibliothèque nationale de France.

Monsieur le docteur Léon Sireyjol Maire de Saint Priest les Fougères (1888-1896), puis de Saint Pardoux (1896-1941), Président du conseil général (1927-1940), député (1902-1921) puis sénateur (1921-1942). Très attaché à sa commune d’origine, il offre à la commune en 1906 les terrains qui deviendront le cimetière en remplacement de celui situé autour de l’église, contre le choix de l’emplacement de 3 concessions, une pour sa famille, une pour sa servante Jeanne Boyer, et une pour la veuve Tinon.

Après la 2ème guerre mondiale, le village commence son évolution vers le monde moderne en aménageant le bourg et les commerces. Aujourd’hui, les commerces ont disparu, sauf la boulangerie et le bar restaurant. L’agriculture reste toujours l’activité professionnelle la plus répandue. Beaucoup de petites fermes, après guerre ne vivent que sur une dizaine d’hectares, 7 ou 8 vaches et la volaille, on laboure avec des vaches encore en 1960. La plupart des routes sont encore des chemins de terre empierrés en 1960, le goudronnage des chemins se termine fin des années 1960.

La batteuse en 1946 (Mr Durivaud)

 

Aujourd’hui toutes ces fermes ont disparu pour laisser place à de plus grandes exploitations. Les commerces dans les années 1950 étaient nombreux, boulangerie, épiceries, boucheries, sabotier, tailleur, graineterie, bars et bars restaurants.

Le bar restaurant 1960

 

 

La boucherie Deschamps

 

Les artisans ne sont pas de reste, et l’on compte plusieurs maréchaux ferrant, charrons, charpentiers, maçons, couvreurs. Les grands travaux de modernisation du bourg tel qu’on le connait à l’heure actuelle commencent au début des années 2000.